15/11/2021

Les apôtres du changement – …c’est maintenant ? – sont certainement contents de voir que notre époque y est propice. Ceux qui ont une foi inébranlable dans le progrès se réjouissent. Il y a eu la science. Un déferlement de science. De chercheurs, de médecins, d’éminents professeurs, … Aussi indiscutables que les chiffres * ! Et cette science a fait un bond spectaculaire. Des vaccins ont été inventés en deux temps, trois mouvements. Enfin, des vaccins… un peu particuliers quand même. Au point qu’on a changé la définition du mot en hauts lieux. Les chefs d’État se sont ralliés à l’idée qu’il fallait prendre le risque d’injecter ces doses après quelques mois d’essai alors que d’ordinaire il faut des années. Donc bien moins que nécessaire pour obtenir des résultats fiables. Beaucoup ont crié au miracle. Ce fut un grand pas pour l’humanité ! Un grand risque aussi surtout. Mais …dans un monde qui sans cesse doit bouleverser ses fondements, comme le disait K. Marx, ne faut-il pas prendre tous les risques ? La technocratie au pouvoir – notamment en Europe – a vite compris l’intérêt : la seule solution à la dite crise sanitaire est la vac-ci-na-tion. Répété à longueur de temps sur tous les modes et dans tous les tons. Il fallait y croire, les technocrates y ont cru et l’ont efficacement fait croire. Passeport sanitaire à l’appui.

* la campagne publicitaire concoctée par le gouvernement nous dit que l’on peut discuter de tout …sauf des chiffres ! Cependant quand un organisme officiel nous indique que seulement 2 % des hospitalisés souffraient du covid pendant l’année 2020 alors qu’on nous disait que l’hôpital était submergé par les patients covid, G. Attal discute beaucoup de ces chiffres pour essayer d’en atténuer les effets.

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Vivons-nous un changement qualitatif dans ce moment historique ?

Une époque bien singulière en tous cas. Pendant laquelle on entend parfois que « le gouvernement est si bienveillant qu’il fait tout pour nous protéger. » Et ça implique quelques sacrifices de notre part. Certains se font vacciner parce que le gouvernement est gentil… et qu’il faut bien qu’on lui rende ses bienfaits en faisant ce qu’il nous demande.

D’autres, bien plus nombreux sans doute, se sont fait injecter pour avoir la paix. D’autres enfin pour pouvoir gagner leur croûte ou pour tout autre raison impérieuse n’ayant rien à voir avec la pseudo vaccination elle-même.

Commençons par ceux qui se sont fait faire les injections et ont peu à peu intégré la condition de vaccinés qui donc ont la possibilité de (sur)vivre comme avant, à ceci près qu’ils doivent faire la preuve qu’ils sont de cette caste en montrant patte blanche avec leurs smartphones.

Il est inutile d’attendre de ceux qui acceptent docilement la soumission une quelconque « prise de conscience » car ils sont complètement anesthésiés par la situation qu’ils vivent : la seule possibilité pour la plupart, c’est de se lover confortablement dans l’acceptation de l’ordre établi. L’ordre rassurant. Le désordre, le refus des ordres reçus d’en haut serait insupportable. Contrairement à ce que racontent les publicitaires télévisuels qu’ils soient politiciens, journalistes ou médecins, ils sont bien plus incultes que les opposants et bien moins au fait qu’eux de ce qui se fait dans ce pays et ailleurs. La raison est simple : ils ont opté, bon gré mal gré, pour vivre comme avant (à l’ausweiss près qu’ils doivent montrer). Il n’y a donc plus de problème. Toutes les interrogations sur la vaccination et le passeport sanitaire ne les concernent pas. Ou plus. Ça ne peut pas les intéresser, ils détournent la tête de ces événements qu’ils préfèrent ne pas voir ! Des morts dus à la vaccination ? Non, ce n’est pas possible, c’est du complotisme (…comme tout ce qui les dérange, d’ailleurs !). Et même s’il y en a …alors c’est très peu. Pas d’omelette sans casser des œufs ! Ah, il y en a bien plus que pour n’importe quelle autre vaccination ? Mais non, vous vous trompez. « Ils » ne peuvent pas nous faire ça. Certes, ce sont des pourris mais ils ne peuvent pas vouloir autre chose que notre bien puisque c’est leur rôle, leur fonction sociale est de nous protéger ! et d’ailleurs, vous voyez bien que tout le monde est d’accord avec eux. Toutes les chaînes de télé, les radios disent toutes la même chose que les ministres, alors …? Alors, comme le dit Didier Lemaire * qui a payé pour savoir : « La plupart des hommes refusent d’admettre l’existence du mal ou le relativisent : ils n’ont pas la force de supporter le réel. »Pour se justifier ils croiront à la Science. Ou/et à la bonté de leurs dirigeants.

Voilà donc pour ceux-là dont il ne faut rien espérer, venons-en maintenant aux chefs…

Ceux-là ne sont pas du tout comme les soumis de la description précédente. Eux savent ce que les autres veulent ignorer à tout prix. Souvenons-nous l’abominable Sibeth N’Diaye en train de traficoter son masque pour nous démontrer qu’elle était assez sotte pour ne pas savoir le mettre. Un grand moment de télé ! On ne peut pas raisonnablement dire que cette spécialiste de la communication soit réellement incapable de mettre un masque. Ces pitreries n’ont abusé personne. Elle mentait …de toute évidence ! Quand Véran lève la voix pour dire : ‘ les vaccins sont-ils expérimentaux ? c’est faux ! ‘ Il ment éhontément mais c’est dit avec tant de ferveur que les spectateurs ne peuvent que croire un homme d’Etat qui s’exprime avec une telle foi. Et Macron disant sur un ton solennel que la vaccination ne serait pas obligatoire… ( quel comédien ! ) ou qu’il n’y aurait pas de passeport sanitaire pour accéder à des lieux comme les restaurants, les bars, que ce serait liberticide …il n’a même pas évoqué les hôpitaux tant l’interdiction d’accès à un lieu de soins semblait – évidemment – impossible ! La main sur le cœur, il aurait juré. Il faut dire que « Emmanuel Macron a recours au service de BVA nudge unit, filiale de BVA, depuis son arrivée au pouvoir. Durant la pandémie, celui-ci collabore avec la cellule ‘sciences comportementales’ créée au sein de la direction interministérielle de la transformation publique et avec le service d’information du gouvernement, pour élaborer la stratégie de contraintes sanitaires. » Évidemment, il est tellement aidé par les manipulateurs de masse professionnels qu’on n’est pas étonné qu’ils obtiennent de si bons résultats ! Manque total de scrupules moraux (de sa part) + aide de professionnels avertis et sans scrupules non plus…

Les sbires au pouvoir (ministres et autres) ne savent pas tous très bien où il faut aller, où leurs patrons les mènent mais ils en savent assez pour mentir quand il faut …quand le chef le leur demande. Sibeth l’a même avoué : elle mentirait pour défendre la cause ! Nous nous en sommes aperçus. Merci pour l’info.

* Didier Lemaire est un professeur de philosophie qui exerçait à Trappes ; il a été contraint de laisser son métier menacé qu’il était par les milieux islamistes après ses déclarations indiquant la difficulté croissante d’enseigner. Didier Lemaire est devenu une cible potentielle après avoir publié une tribune appelant à résister face à l’islamisme.

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Attablés et protestataires

Aujourd’hui donc après tant de mois passés avec ce virus au dessus de la tête et ces saltimbanques aux manettes, le bilan est dramatique : la foule des « gaulois réfractaires » est anesthésiée et ne bougera qu’à la marge. « On se souvient soudain que les humains sont des animaux sociaux, anxieux de se conformer à la norme. » *

Une catastrophe pourrait la pousser à s’éveiller. La catastrophe est possible. Nous ne la souhaiterons pas. De l’autre coté, les dirigeants sont d’un cynisme rarement vu. On avait déjà remarqué Macron à la baguette avec les Gilets Jaunes. Baguette, le mot est faible. Et, là encore, il se surpasse. Sa horde de communicants l’a bien conseillé. Tantôt bon prince tantôt père fouettard. Tantôt généreux avec les deniers publics (pour …sauver l’économie ! ) tantôt d’une avarice insoutenable (avec les lits d’hôpitaux qu’il continue de fermer ! ) bref, soufflant le chaud et le froid pour désorienter son auditoire, mais, au bout du compte, toujours attentif aux souhaits de son électorat – oui, seulement son électorat, car ceux qui n’en sont pas, il n’en a que faire ! – il a compris que, comme en d’autres temps, la foule veut le fouet …pas pour elle bien sûr, mais pour ceux qu’on a désignés comme les ‘méchants’. Et pour elle-même, discrètement elle veut surtout – mais surtout – la paix. Rien que la paix. Cette foule a compris aussi – au passage – quelle volupté elle pouvait éprouver en voyant les contraintes imposées aux autres – ceux qui avait le courage de ne pas accepter. « En temps « normal », des individus respectant des tabous moraux fondamentaux (notamment, ne pas transgresser ni tuer), se désinhibent en temps totalitaire (ou plutôt régressent psychiquement) » *. C’est malsain de défier l’Autorité, se disent-ils, ils ne sont pas vaccinés donc ils n’ont que ce qu’ils méritent. Alors, quel spectacle délicieux, n’est-ce pas, messieurs-dames ? de sentir que le maître va mater les réfractaires à l’Ordre, d’entendre qu’on les traîne dans la boue, qu’on les empêche d’aller au bistrot se distraire ou à l’hôpital se faire soigner *** . Alors que, eux, les braves types, altruistes et rationnels, vous pensezoui, oui, c’est ce que disent les journalistes – ils croient en la Science (avec un grand S !) ils peuvent aller partout. Et ce n’est que justiceCependant, ils ont du mal à se penser comme des braves types ; mais bon, …

Bien joué les conseillers, messieurs-dames de la nudge. Très en vogue, vous ne connaissez pas  la nudge ? C’est très sympathique : il s’agit d’une « application concrète des recherches en neurosciences, qui prétendent remodeler nos comportements ( les ‘reprogrammer’ suivant le langage cybernéticien), en activant certains mécanismes neuronaux et en manipulant les réflexes anthropologiques fondamentaux : mimétisme , empathie, peur du risque, priorité au court terme, et cetera. » * Avec vos techniques de manipulation, vous avez plongé du bon coté. Vous me direz : ils ont des modèles ! Mais la presse et les politiciens ont tellement vilipendé le régime chinois, par exemple, qu’on a cru qu’on ne ferait pas pareil. Or, il est de plus en plus évident qu’on y va tout droit ! Mais chut, il ne faut pas le dire… sinon on est complotisss…

* PMO = Pièces et Main d’œuvre. Groupe de Grenoble produisant une critique des plus stimulantes de notre monde. https://www.piecesetmaindoeuvre.com/

** Ariane Bilheran

*** « – Comment un homme s’assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston?
Winston réfléchit :
– En le faisant souffrir, répondit-il.
– Exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. » Georges Orwell1984

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Il est étonnant que quand on parle du « crédit social » chinois en France on glisse immédiatement – par réflexe – dans la réprobation : ah, regardez comme le gouvernement leur impose une manière de voir ! Il leur est donné une note en fonction de ce que le gouvernement a décidé de ce qui sera le bien et le mal. Et les accès à divers lieux ou biens leur sauront accordés ou refusés.

Mais quoi ? Ne serait-ce pas la même chose ici ? Ne sommes-nous pas noté sur notre faculté à nous faire injecter un pseudo vaccin ou pas ? Par contre, dans ce cas, les suppôts du pseudo vaccin ont une autre interprétation : non, en France c’est pas pareil, c’est pour notre bien. Pas le Bien que désigne le pouvoir ? Non, NOTRE bien ! Ils ne s’imaginent guère que « le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, […] et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que du vent. » ( Orwell ) Ils s’imaginent ainsi que les chinois sont obligés de suivre les préceptes du gouvernement alors qu’ici en Europe nous consentons à être d’accord, ce qui est différent ! Et, bien sûr, il est très facile de se dire que, là bas, c’est la dictature puisque, ici, c’est la démocratie. En fait, les chinois consentent autant que les français aux directives gouvernementales. La majorité suit le plus souvent. Pour avoir la paix !

Les chinois(e)s sont content(e)s de leur sort.

Comme ce fut le cas pendant la deuxième guerre mondiale où les collabos étaient majoritaires * ; on a tellement dit par la suite que le peuple français s’était levé d’un seul bond pour lutter contre l’envahisseur que certains ont fini par le croire. Pas tout le monde, quand même !

* Henri Amouroux : « Quarante millions de pétainistes », Robert Laffont, Novembre 1977

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Pour une autre catégorie, l’important est ailleurs : la hausse ‘nécessaire’ des salaires qu’il voudraient imposer au pouvoir, les taxes trop fortes, l’âge de la retraite trop lointain, la prise en charge des chômeurs imparfaite, le nombre insuffisant de lits d’hôpital, etc… Autant de justes luttes, disent-ils – et nous le dirons aussi – Oui, bien sûr. Mais… curieux que ceux-là – qui hurlent à la restriction des libertés dès qu’on leur interdit de manifester pour ces questions-là – ne voient rien de bien gênant à ce qu’aujourd’hui les libertés soient effectivement piétinées. Ou plutôt ils ne le voient même pas! Il est vrai que ces progressistes n’ont jamais les yeux très ouverts quand il est question de liberté. Nous en avons déjà abondamment parlé (lire https://faut-le-dire.fr/index.php/2021/08/05/les-virus-du-gauchisme/ ). Ils préfèrent ne pas s’impliquer dans un mouvement protestataire de peur de souffrir de la présence ‘nauséabonde’ de quelques « fascistes », ou supposés tels, avec lesquels ils ne peuvent cohabiter, ne serait-ce que quelques minutes de leur vie.

La mécanique psychologique dans laquelle se trouvent ces gens qui attaquent la dissidence contre la politique de la vaccination obligatoire et du passeport sanitaire est précisément celle de l’identité dont ils se revendiquent : « je suis de gauche (telle est mon identité) donc j’examine …’Qui parle ?’ Untel ? Il est de la droite ou de l’extrême droite… donc il ne faut même pas lire son propos, rien ne peut y être intéressant ! une seule chose à faire … indiquer que c’est un facho … et le rejeter symboliquement dans les affres de l’enfer (CANCEL si politiquement correct). » Ce n’est pas très compliqué de se rendre compte que dans cette configuration psychologique tout un tas de gens restreignent complètement leur horizon, ne voit plus, ne lisent plus que ce qui va dans le sens de leur orthodoxie ( = la juste théorie) En conséquence, ils ne savent même pas de quoi ils parlent puisqu’ils ne veulent pas écouter et lire les ‘autres’, ils veulent seulement les exclure. Eux sont de gauche ( = le Bien ) les autres sont une sous espèce ( = la droite ou l’extrême droite ou les fachos ou tout autre qualificatif infamant !) Il ne faut pas s’étonner qu’ils deviennent de plus en plus bêtes et ignorants. Qui plus est, certains ont malgré cela une bonne conscience des plus solides. Ce qui les rend encore plus sots ! Leur incapacité à envisager une réflexion autonome en dehors de leurs repères habituels, les amènent peu à peu à l’indigence voire l’absence totale de pensée. Leur identité de gauche leur interdit de faire le moindre pas de coté qui pourrait les faire douter des présupposés dans lesquels ils se sont si douillettement installés.

la politique de l’ignorance et l’ignorance de la politique

Un petit mot tout de même pour ceux qui, d’ordinaire, inclinent à la critique des technologies envahissantes et en particulier des OGM. Ces pseudo vaccins à ARN messager sont de vraies thérapies géniques. Même si les autorités refusent obstinément de le reconnaître. Et il paraît difficile de détruire une récolte de colza transgénique un jour – ou seulement d’applaudir à une telle action – pour accepter le lendemain de se faire injecter un tel produit OGM.

« ‘Affranchies les précautions exigées dans la modification génétique sous prétexte d’urgence sanitaire’… l’histoire nous montre qu’une fois qu’une barrière éthique est levée, il est très difficile de revenir en arrière. » * Nous en sommes là.

* entretien avec Fabrice Lamarck du groupe Grothendick, dans La Décroissance n° 184 – novembre 2021.

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Les critiques du pouvoir organisateur de la politique pseudo sanitaire, en général, mettent en avant les incohérences et l’incompétence des pouvoirs médico politico médiatiques à l’œuvre dans cette manipulation de masse que nous subissons. Il ne vient pas toujours à l’esprit que le but recherché est précisément l’abrutissement des gens par des moyens appropriés. Que la léthargie dans laquelle se trouvent une majorité de gens soit le résultat d’une action consciente et coordonnée des instances du pouvoir n’est pas toujours une idée bien acceptée car elle a pour corollaire que le pouvoir n’est pas mu par le Bien qu’il se doit d’apporter au peuple. Idée difficile à admettre. L’État nounou nous vampirise ? Comment est-ce possible ? Une idée inconfortable contraire à tous les fondements des conceptions politiques courantes.

Ah, le complotissss que voilà… ! me direz-vous.

Eh oui, la réalité sociale n’est en rien transparente, mesdames et messieurs. Il y a des manigances d’arrière cour, des ententes non dites, des rejets concertés, … en deux mots : des complots ! Oui, ça existe. Révélation pesante dans une époque dont la naïveté devient confondante. Mais demandons-nous un instant : que croient tous ces aboyeurs contre le complotisme et les complotistes ? Qu’en deçà des discours (des politiciens) il n’y a aucune arrière pensée. Qu’il n’y a aucun but caché que ces politiciens cherchent à atteindre en dessous des déclarations verbeuses ou lénifiantes ? Que les discours friands de consensus ne sont pas in fine élaborés pour manipuler ? Bref, nous imaginons-nous vivre dans un monde de Bisounours tout gentils et incapables de ‘mauvaises’ actions ?

En fait, « de même que le parapluie agit contre la pluie, le paranoïaque agit contre l’esprit (νοῦς), contre l’intelligence, contre la logique. Et, pour ce faire, il subvertit l’esprit, l’intelligence, la logique, et leur fait la guerre. » * C’est une des facettes du péril auquel nous sommes confrontés aujourd’hui. Le discours du pouvoir a les apparences de la rationalité et suffisamment de persuasion – voire de séduction – pour se faire passer pour tel. Sans parler des contraintes qu’il nous inflige, bien entendu. Et de plus en plus.

Mais continuons dans l’analyse des mécanismes utilisés par le discours dominant. Ce discours paranoïaque qui nous dit le Bien et pourfend le Mal nous amène essentiellement à ne plus réfléchir. Car il nous dit ce qu’il faut savoir et ce qu’il faut ignorer. Il suffit de côtoyer des gens vaccinés et porteurs de leur passeport sanitaire. Seule une minorité d’entre eux ont encore un souci de la situation dans laquelle pourtant ils vivent. Enfin, pas eux, leurs voisins ! Pour la plupart donc, rien n’a changé. Étant du coté du Bien, ils ont leurs droits d’accès comme à l’ordinaire. Ceux qui se posent des questions sont ceux pour qui montrer leur QR code pose encore problème. Pour la plupart des autres, « l‘orthodoxie, c’est : ne pas penser… » ** ne pas s’informer, ne pas se poser de questions. Il est clair que l’idéologie sous laquelle nous croulons est l’instrument et la cause de cette paranoïa, définie comme une « folie raisonnante » *. L’effacement de l’esprit face à l’idéologie – notre vieille ennemie, l’idéologie, vision déformée du monde.

* Ariane Bilheran, philosophe, psychologue.

** George Orwell – 1984.

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Mais pourquoi donc des choses qui auraient paru impossibles il n’y a que deux ans sont maintenant aussi facilement acceptées par autant de monde ? N’oublions pas le terme macronien « les gaulois réfractaires » en parlant des français. S’il était vrai qu’est-il donc arrivé à ces pauvres gaulois pour que nous en soyons là aujourd’hui ?

Marcuse dans les années 60 voyait déjà que « dans la société industrielle l’appareil de production tend à devenir totalitaire dans ce sens qu’il détermine en même temps que les activités, les attitudes et les aptitudes la vie sociale, les aspirations et les besoins individuels. »

Sous le règne de l’efficacité, nous en sommes venus à utiliser des machines de plus en plus nombreuses et de plus en plus performantes qui nous dépossèdent de nos activités. Plus besoin de calculer il y a les calculettes, plus besoin de demander la route il y a le GPS, etc… on se souvient que même la Bourse fonctionne avec des ordinateurs qui décident des transactions en quelques millisecondes. Et les courtiers ne sont là que pour régler les appareils. On peut être satisfait de ne plus avoir à faire des travaux pénibles mais aujourd’hui on nous fait des campagnes de pub pour nous dire de bouger, marcher, faire du sport car l’ennemi de nos corps, c’est maintenant …l’inactivité ! Plus souvent que les efforts physiques trop intenses et trop répétés. Bref, les machines prennent de plus en plus de place au point de nous remplacer.

Pour accomplir notre travail il faut à ces machines des données. L’ordinateur et Internet sont là pour en récolter. Les consommateurs des rézosocios (fessebouc, touiteur, etc) leur en donnent beaucoup. Mais il en faut toujours plus. Les caméras de surveillance (avec reconnaissance faciale) en fournissent aussi. Le compteur Linky et les (futurs) objets connectés en apporteront toujours plus. La 5G permettra d’accélérer la cadence des flux de données. « Travailler plus, produire plus, tel est notre destin : « Dans un monde qui est en rupture profonde », nous n’avons pas d’autre choix que d’accélérer et d’être dans « l’innovation de rupture. » » * Bref, la numérisation nous a dépossédés et nous dépossède chaque jour un peu plus et ce processus « prend cette fois la forme du stress, de la dépression, du surmenage, mais aussi de la déconcentration, de la perte de mémoire, en un mot de l’abrutissement. L’esprit critique et la pensée sont défaits. » **

         Périclès

Face à cette dépossession en marche la foule se couche et demande la paix, rien que la paix, toujours la paix. « Ceux à qui la liberté pèse trop lourd aspirent sans contrainte aucune au technototalitarisme et à leur prise en charge machinale. Pas de liberté, pas de responsabilité. […] La sécurité et la santé plutôt que la liberté. » ** Certains font un pas de coté ; voyant leur condition sombrer et le totalitarisme arriver à grands pas, ils se révoltent. Ils sont conscients que « il n’y a pas de bonheur sans liberté, il n’y a pas de liberté sans courage. » ***

La question est là : est-ce qu’on a – comme on l’entend si souvent – pour seul objectif dans la vie de prendre des verres en terrasse ****, acheter des smartphones toujours plus performants, prendre l’avion pour bronzer, contempler des pyramides et faire des emplettes au bout du monde, aller au restaurant tous les samedis ou même aux concerts, au cinéma et à l’opéra, etc et, pour cela, se faire injecter deux puis trois puis quatre puis n doses de pseudo vaccins avec des risques de plus en plus connus ? Est-ce cela la vie ? L’hyperconsommation nous a-t-elle rendu si mous que nous ne soyons plus capables de réagir devant une situation d’oppression ? Et même de la voir comme telle ? Quand il est donné d’entendre que « les gens se sont habitués à montrer leur QRcode, que ceci est passé dans les mœurs » , il y a de quoi déprimer. Avons-nous perdu ce qui faisait de nos aïeux des révolutionnaires en 1789 ? et en bien d’autres occasions. Là est la question. L’avenir nous dira si nous sommes encore vivants ou en coma sans issue. Car aujourd’hui nous avons fait un saut qualitatif vers un monde où la liberté n’a plus vraiment de sens

* Patrick Thiesset – La Décroissance n° 184 – novembre 2021. « Un monde qui est en rupture profonde » « l’innovation de rupture. » sont des expressions tirés du plan macronien France 2030. Terrifiantes perspectives ! 

** PMO

*** Périclès Harangue prononcée à Athènes en l’honneur des défenseurs de la patrie morts pendant la guerre du Péloponnèse.

**** Au moment des attentats islamistes on avait déjà défendu le mode de vie français – « on veut nous empêcher de boire un coup en terrasse ! » Et on avait pu voir à quel point réduire l’analyse à ce sujet pouvait être destructeur de tout idéal émancipateur…

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Digressions éparses…

19/11/21

Digression 1 : Dans une émission « L’heure des pros » de Cnews, l’avocat G.W. Goldnadel émet l’idée de faire payer leurs soins aux non vaccinés qui attraperaient le covid. Praud, ulcéré par le propos, lui répond péremptoirement que c’est une bêtise et E. Lévy, courroucée par l’affirmation de Goldnadel, qu’il faudrait alors faire de même avec ceux qui fument, ceux qui mangent trop gras, etc. Elle insiste sur le fait qu’instaurer une telle mesure serait un catastrophique changement civilisationnel. Changement civilisationnel ? On en a vu d’autres depuis quelque temps malheureusement !

Au delà de cette polémique, cet échange démontre l’errement total dans lequel nous sommes car aucun ne remet en cause le fait pourtant fondamental que le ‘vaccin’ n’en est pas un. Il ne garantit pas contre l’infection, ni contre le fait d’être contaminé ni de contaminer. Évite tout au plus les cas graves, dit-on. Mais ça reste à confirmer. Que lui reste-t-il à part le nom (vaccin) dont on l’a affublé et qui transporte avec lui toutes les idées positives de protection et de de prévention de l’épidémie ? Pas grand chose. Et c’est sur cette représentation complètement fausse – qui fait écran à la réalité – que sont bâties les réflexes de pensée (plutôt que les pensées) que l’on entend en permanence. Vaccin fait référence au BCG, au vaccin anti tétanique, etc qui, eux, ont fait leurs preuves. Comme si on oubliait systématiquement la réalité de l’inefficacité des injections au profit des mots (vaccin, vaccination) qui, en fait, cachent cette inefficacité et renvoient indûment à l’efficacité des vrais vaccins.

 

Digression 2 : Une vidéo circule – le compte a évidemment été suspendu par touiteur – montrant une réunion publique de soignants en Australie. Une infirmière y dit son dégoût de constater que, dans son service, on donne de l’ivermectine aux malades du covid qui ont été ‘vaccinés’, et qui donc s’en sortent …mais officiellement, comme ils cachent cette utilisation de l’ivermectine, il est dit que c’est grâce à la vaccination ! En même temps, les malades non vaccinés « on les met sous ventilateur. Alors que c’est le mauvais traitement, provoquant des œdèmes pulmonaires… » une des pires choses à faire dans cette situation. Si ce genre de pratique existe, si elle est généralisée – ce qui reste à confirmer (mais est-il possible de savoir vu l’omertà sur le sujet…) – on atteindrait le comble du cynisme et de l’escroquerie ! En un temps où nous avons pourtant été submergé par l’un comme par l’autre.

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