4 juin  2017

Le reproche qu’on peut effectivement faire à la démocratie ‘représentative’, c’est de ne pas être …représentative justement ! Or, c’est le reproche qui lui est parfois fait par certains depuis les débuts de la modernité – depuis qu’elle est en vigueur – en particulier depuis la Révolution Française. Elle ne représente pas vraiment les populations qu’elles devraient représenter. Dès les premières assemblées, les députés étaient aux deux tiers des avocats et hommes de loi. Des paysans qui constituaient 80% de la population ? …pas l’ombre. C’est tout de même l’essence du système que de présenter des candidats au suffrage des électeurs et de procéder aux élections. Ceux qui sont élus sont censés …représenter les autres. * Que faudrait-il pour que cette représentativité soit réelle ? Pour répondre à ceux qui critiquent la représentativité en termes de couches sociales absentes au Parlement on peut se demander quelles solutions ils proposent. Mettre des quotas ? tant de % de femmes (50% = la parité dont sont si fiers les macronistes dans leurs ministères), et quel % pour les commerçants, les paysans, les ouvriers, les handicapés, etc ? tout ça ressemble aux pays comme le Liban où la règle veut que le président soit chrétien, le premier ministre sunnite, etc… pour assurer une ‘bonne’ représentativité de chaque communauté. Vraiment, est ce qu’ils veulent ?
Aux États Unis le système représentatif a été instauré depuis l’indépendance. Les grands propriétaires ont confisqué ainsi
le pouvoir dès le début en taillant le système électif à leur mesure, Francis Dupuis Déri l’a remarquablement montré**. Aujourd’hui et partout donc la ‘démocratie’ est  conçue comme le ‘régime électif’ : Le régime qui prévaut en Europe ou en Amérique du Nord. Et qui s’étend peu à peu au monde entier. Nous avons donc de nombreux exemples et je ne vois pas dans quel pays on a jamais pu obtenir la « vraie représentativité ».

Un autre aspect de la démocratie ‘fantôme’. Le mandat impératif : depuis la révolution française il hante le système !  quelques sans-culottes l’exigeaient déjà (voir les « Enragés ») mais les gens au pouvoir tenaient et tiennent encore trop à garder le pouvoir pour accorder quelques restrictions que ce soit. Rappelons que le mandat impératif permet de désigner une personne qu’on élit pour accomplir tel ou tel programme (= mandat) excluant qu’il prenne des initiatives en dehors du mandat qui lui est donné. Avant même la révolution française on avait déjà discerné et dénoncé les limites du système électif : «  Le peuple anglais pense être libre ; il se trompe fort, il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement. Sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien.  » (Jean-Jacques ROUSSEAU qui parlait là d’un des rares pays d’Europe qui possédait un parlement élu ayant quelque pouvoir). Ce mandat ne fait pas du tout partie des choses qui peuvent être admises par nos ‘élites’. Parlons-en des ‘élites’.

Michel Debré  (un des artisans de la V° République et proche de De Gaulle) écrivait : « Le simple citoyen, qui est un vrai démocrate, se fait, en silence, un jugement sur le gouvernement de son pays et, lorsqu’il est consulté, à dates régulières, pour l’élection d’un député par exemple, exprime son accord ou son désaccord. » Le « simple citoyen » ? Il y a donc d’autres catégories de citoyens dans une « démocratie » ? les simples qui votent docilement. Et les autres sont ceux qui se font élire et proposent voire imposent quand ils sont élus. On ironise mais c’est bien la conception qui fait aujourd’hui consensus. Une ‘aristocratie élective’ serait un bien meilleur terme pour notre démocratie (représentative).

Andrew Jackson a été le premier aux États Unis à se faire élire président avec l’étiquette de ‘démocrate’ [vers 1840]. Et avec un discours analogue à beaucoup de ceux de nos contemporains : il s’affichait comme le champion du « vrai peuple » et comme l’ennemi de l’aristocratie financière ; « la cause de Jackson est celle de la démocratie et du peuple contre une aristocratie corrompue », écrivait un journal partisan. ** La critique des aristocraties corrompues dans un système ‘démocratique’ représentatif ne date donc pas d’hier ! elle est même constitutive du système représentatif lui-même qui oscille entre ce genre de critique (le manque de représentativité) et l’autosatisfaction. Mais que proposait donc ce monsieur Jackson ? rien évidemment que de poursuivre avec les élections et la « délégation » du pouvoir comme auparavant. Comme tous les politiciens modernes qui nous proposent – telle la pierre philosophale – une VI° république qui saupoudrera quelques ajustements qui ne feront pas illusion longtemps.

Pour ma part, il est clair que la caste de coquins est d’abord au pouvoir pour « gérer » le monde selon des règles qu’elle n’a pas choisies : assurer le bon déroulement de la logique capitaliste dans tous les recoins du corps social. Au delà donc d’un système électif il s’agit d’assurer la pérennité d’un système économique. Mais ceci fait partie du non dit. Autant pour les élus que pour les électeurs. Il est plus que temps de le dire tout haut. Et d’agir en conséquence.

*  » la démocratie représentative, fondée sur l’égalité des droits, exige que tout citoyen donne sa voix pour l’élection des représentants  » Pierre Guyomar ( 1757 – 1826 ) élu de la République.

** Francis Dupuis Déri : Démocratie – Histoire politique d’un mot.

26 août 2016

Nous prenons l’occasion de la lecture de la vidéo de M. Pascot :

https://www.youtube.com/watch?v=wl7mvtohGtk

où il parle de son livre « pilleurs d’Etat » pour engager une critique de son point de vue.

Rendons grâce, tout d’abord, au conférencier pour toutes les informations (parmi lesquelles certaines sont des perles !) qu’ils nous livrent dans son intervention. Mais il semble nécessaire d’ajouter quelques remarques sur le point de vue qu’il défend.

Quand le conférencier dit, au tout début, qu’aujourd’hui les députés ne représentent plus la population car il y a moins de 1% parmi eux qui sont des ouvriers alors que 83% sont des cadres supérieurs, il laisse penser qu’il en était autrement à d’autres époques. Or, dès les premières années du système « représentatif » lors de la Grande Révolution de 1789, environ 80% des députés étaient des avocats ou autres magistrats. Aucun ouvrier (il y en avait peu à l’époque) ou artisan (il y en avait quand même pas mal) bien entendu ! Et combien de paysans… alors que ceux-ci constituaient plus de 80 % de la population.

Le système, d’autre part, a rapidement évolué vers une professionnalisation de la fonction politicienne tout au long du XIX° et surtout du XX° s. Ce n’est certainement pas une spécificité française puisque dans l’autre grand pays ‘révolutionnaire‘, à savoir les Etats-Unis, ce fut le même processus.

Contrairement à ce qu’il laisse penser il n’y a pas eu de dérive du système : le système représentatif (c’est ainsi que Benjamin Constant nommait plus justement la ‘démocratie représentative’ en 1816 ) n’a jamais fonctionné que de cette façon.

De sorte que l’on finit par avoir depuis quelques décennies des taux d’abstention proches de 50% dans des pays dits ‘démocratiques’ * au fur et à mesure que l’enjeu des élections devenait de plus en plus dérisoire (sachant qu’il n’y a pas d’autre alternative que celles, identiques, choisies par tous les partis en présence lors des votes). Et, dans ces conditions, l’on croit malin de nous suggérer de combattre l’abstention en rendant le vote obligatoire, ou autre subterfuge, qui pourrait faire paraître le système plus ‘citoyen ‘.

M. Pascot ne pose jamais le problème autrement qu’en termes de : ‘le système est bon mais de sinistres individus l’ont malmené et en ont fait ce qu’il est malheureusement devenu’. Paradoxalement, il nous dit aussi «… c’est le système qui est mis en place qui fait que les gens se vautrent dedans » tout en défendant le système auxquels il demande de faire de substantiels aménagements. Sans songer un instant que ce système est dans sa propre logique mal foutu.


A commencer par son nom : il n’a rien d’une démocratie, comme on l’entend trop souvent !

Qu’on pense à la démocratie athénienne. Qu’on se souvienne de cette vraie démocratie antique : « qui veut prendre la parole ?  » disait le héraut au début de chaque assemblée. Et n’importe quel citoyen ** pouvait s’exprimer dans cette assemblée. A ceux qui diront : « mais aujourd’hui dans un pays de plusieurs millions d’habitants on ne peut pas fonctionner comme dans une cité de quelques dizaines de milliers « , il suffit de répondre que, dans n’importe quel petit village de quelques centaines (ou milliers) d’habitants [bien plus petits qu’Athènes], on pourra se présenter avec l’espoir de dire au conseil municipal ce que l’on a à dire mais on se fera virer car seuls les élus municipaux ont le droit d’y intervenir, les autres regardent et écoutent, rien de plus. Est-il vraiment si impossible d’établir au moins dans ce cadre-là une prise de parole des ‘citoyens’ ? Certes oui, ce serait possible mais le système politique ne l’envisage aucunement. Il n’y a pas de place ici pour l’argument d’un trop grand nombre de personnes. Révélatrice est la phrase de Michel Debré  (un des artisans de la V° République et proche de De Gaulle) :

« Le simple citoyen, qui est un vrai démocrate, se fait, en silence, un jugement sur le gouvernement de son pays et, lorsqu’il est consulté, à dates régulières, pour l’élection d’un député par exemple, exprime son accord ou son désaccord. »

Singulière façon d’être démocrate ! Rien à voir avec la démocratie athénienne. On voit combien l’utilisation du mot ‘démocratie’ pour désigner notre système d’élections et de représentation n’est qu’un abus de langage !


Une deuxième remarque serait intéressante à faire ici.

Le ‘mandat impératif’ *** a toujours été rejeté par les sphères du pouvoir

car il est, lui aussi, considéré comme irréaliste. On vote pour des gens qui feront à peu près ce qu’ils voudront pendant des années. «  Le peuple anglais pense être libre ; il se trompe fort, il ne l’est que durant l’élection des membres du parlement. Sitôt qu’ils sont élus, il est esclave, il n’est rien.  » (Jean-Jacques ROUSSEAU qui parlait là d’un des très rares pays d’Europe qui possédait au XVIII° siècle un parlement élu avec quelque pouvoir). Des exemples : autant avec la loi El Khomri à laquelle plus de 60% de la population est hostile que pour la ‘réforme des retraites’ l’on était dans la même situation : on avait un peuple que les institutions avaient muselé. Ces lois sont passées sans que l’opposition d’une majorité de la population n’y puisse faire quoi que ce soit. Les INSTITUTIONS, disons-nous … et pas seulement quelques politiciens véreux !

les politiciens et le peuple

Qu’on veuille bien considérer la critique que fait M. Pascot, elle se situe de l’intérieur d’un système (représentatif) qui est jugé ‘de par sa nature’ bon mais aujourd’hui perverti par des gens peu scrupuleux. On a vu qu’on aurait du mal à trouver ‘le bon vieux temps’ où la démocratie – telle qu’elle nous est décrite aujourd’hui – fonctionnait bien. Il convient donc de noter que le système représentatif instauré en France et aux Etats-Unis à la fin du XVIII° s. n’a rien d’une démocratie. Et il a suivi sa propre logique vers une professionnalisation et la confiscation du pouvoir **** par une caste de gestionnaires scrupuleux parfois – mais pas toujours ! Pas seulement parce que les gens qui avaient le pouvoir étaient ‘mauvais’ mais surtout parce que sa logique même l’a conduit à évoluer de cette façon.

Nous disions gestionnaire …mais gestionnaire de quoi ? Il faut gérer une économie plus complexe, un territoire toujours plus grand, une population de plus en plus malmenée ces dernières décennies et dont il faut ‘gérer’ le mécontentement…

On ne peut parler de ce système pseudo ‘démocratique’ si on ne parle pas du capitalisme qui s’est développé simultanément dans les pays où ces systèmes politiques et sociaux se sont construits. Au point que les deux sont inextricablement liés. Or M. Pascot élude complètement ce lien puisqu’il dit qu’il est lui-même tout sauf un « révolutionnaire ». Il pense que le système politique est mal foutu mais il ne parle jamais du capitalisme auquel, globalement, il ne semble pas avoir grand chose à reprocher. S’il y a problème aujourd’hui, dit-il, c’est que les politiciens au pouvoir sont incapables, ou corrompus, ou mal conseillés, …ou tout en même temps. Or il semble évident que la technocratie qui a pris le pouvoir l’a fait avec l’argument de sa capacité, ses compétences pour gérer les affaires de l’Etat. Il serait aberrant de ne pas prendre en compte ce fait que nous sommes censés être gouvernés par des ‘experts’ même si ceux-ci ne sont parfois que les aides, les conseillers techniques des élus. Et il fait l’impasse sur le système productif qui est là, qui impose sa marche absurde et ses contraintes permanentes. Ce système s’impose, quoi qu’il en soit, aux gens au pouvoir et ceux-ci l’acceptent comme un fait incontournable. Les ‘réformes’ qu’ils veulent nous imposer ne seraient-elles pas issues d’une logique économique et sociale à laquelle ils souscrivent ? Il serait illusoire de penser pouvoir esquiver cette logique-là quand on accède au pouvoir. Cette caste de coquins est d’abord au pouvoir pour « gérer » le monde selon des règles qu’elle n’a pas choisies : assurer le bon déroulement de la logique capitaliste dans tous les recoins du corps social.

Rien de tout ça dans l’analyse de M. Pascot : les fautifs sont des individus qui ne devraient pas se trouver à la place où ils sont, dit-il, parce qu’ils devraient être aussi moralement parfaits qu’il l’est lui-même. C’est un peu court ! Et il est bien évident que, si on cessait d’avoir des imbéciles ou des corrompus au pouvoir – mais c’est une pure vue de l’esprit, bien entendu ! – on aurait, malgré tout, des lois El Khomri, des forages de gaz de schistes, des compteurs Linky, des biotechnologies, des OGM, etc… Ce que M. Pascot veut ignorer – parce qu’il prend délibérément partie pour le système capitaliste – c’est que des dirigeants à la morale intraitable ( …d’un certain point de vue) ***** seraient amenés à avoir des politiques aussi pourries – peut-être même plus – que celles des élus pourris que nous avons aujourd’hui. Parce que ce ne sont pas seulement les individus qui sont en cause mais le système lui-même.

Reste à savoir ce qu’on veut bien sûr… et aussi ce dont on ne veut pas !

tranquilisez-votre-esclave

 

* Aux EU ce score de l’abstention est très fréquent ; en France, il l’est de plus en plus.

** Évidemment à Athènes les femmes étaient exclues de la citoyenneté. Mais enfin n’oublions pas que le système représentatif mis en place il y a plus de deux cents ans n’a pas fait beaucoup mieux. Droit de vote autorisé seulement en 1945 en France.

*** Le ‘mandat impératif’ est le mandat (le programme) qu’ont des candidats à l’élection et qu’ils sont tenus d’appliquer dès qu’ils sont au pouvoir sous peine d’être révoqués immédiatement.

De sorte que – par exemple – Sarkozy qui avait dit, dans sa campagne électorale, qu’il ne toucherait pas aux retraites aurait pu être éjecté derechef dès qu’il est sorti du programme ( …du mandat) pour lequel il avait été élu.

**** Francis Dupuis Déri, dans son livre Démocratie – Histoire politique d’un mot, fait remarquer qu’Andrew Jackson a été le premier aux États Unis à se faire élire président avec l’étiquette de ‘démocrate’. Et avec un discours analogue à beaucoup de celui de nos contemporains : il s’affichait comme le champion du « vrai peuple » et comme l’ennemi de l’aristocratie financière ; « la cause de Jackson est celle de la démocratie et du peuple contre une aristocratie corrompue », écrivait un journal partisan. Toute cette jacasserie n’est donc pas propre à notre époque, elle est aussi vieille que le système représentatif lui-même.

***** Margaret Thatcher serait par exemple à ranger dans cette catégorie. Que peut-on penser de sa politique pour autant ? Même sans détournement des deniers publics, sans gabegie d’aucune sorte (…ou si peu), sa politique a sur le dos : une guerre (contre l’Argentine), des milliers de mineurs licenciés, le harcèlement et la paupérisation des salariés, etc… Je fais ici le constat que le système représentatif conduit à son pourrissement. Et la responsabilité n’est pas à chercher seulement du coté d’une partie des gens qui sont au pouvoir ! Comme le dit M. Pascot.

<>

<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

<>

Commentaire 1 

Quand on évoque les affres de la pseudo ‘démocratie’ il faut revenir sur les CNDP = Commissions Nationale de Débats Publics, ‘joyau’ de la démocratie participative à la française. Un exemple : le projet Europacity.  » Rappelons que le slogan de ce bel organisme [la CNDP] : « Vous donner la parole. Et la faire entendre ». Le problème, c’est ce « vous », terriblement ambigu ; il est censé s’adresser à l’évidence au quidam, dans l’esprit de la « démocratie participative », alors qu’en réalité, la « parole » qui a eu vraiment l’occasion de s’exprimer, en temps et surtout en moyens pour la « faire entendre », a été celle du principal bénéficiaire : le promoteur. » * Ainsi ce dont il est question ici, c’est de la construction d’un hypermarché Europacity dans la région parisienne. Le problème étant que le 28 juin 2016, la décision d’ « approuver la création de la Zone d’Activité Commerciale, incluant le projet Europacity, [a été prise] sans même attendre la fin du débat et lire son bilan. » ** et au mois de septembre, soit deux mois après, on entend parler d’un grand débat public annoncé en fanfare et financé par le promoteur : le groupe Auchan. En somme, le projet est ficelé mais on vient ensuite (et ensuite seulement !) demander au public de discuter sur l’opportunité de construire cet hypermarché, de détruire des terres arables, des zones qui pourraient être utilisées comme elles l’ont été par le passé à nourrir la région parisienne, mais les contestataires de cette construction/destruction pourront s’égosiller sans le moindre effet étant entendu que les promoteurs n’ont aucune obligation d’appliquer les recommandations ni même tenir compte de quelque façon que ce soit des discussions du fameux public. Tout est déjà décidé avant même que la CNDP ne commence. Là encore, la pseudo ‘démocratie’ est un instrument pour entretenir une illusion : celle d’une emprise du public sur les décisions …publiques ! On peut s’étonner mais il faut avoir à l’esprit que tous les organisateurs de ces sombres fumisteries – des fonctionnaires et des élus – sont tout à fait conscients de ce qu’ils font et œuvrent sciemment à ces escroqueries. Ce qui les permet est bien entendu que peu de gens se penchent réellement sur les enjeux et la méthode utilisée. Il m’a été donné de constater que quelques invités à ces CNDP se complaisent dans leurs rôles où leurs interventions finissent dans le consensus d’une collation qui suit le pseudo débat. Autour des petits fours payés par les autorités et les promoteurs tout le monde est d’accord, la ‘démocratie’ est sauve ! On se souvient que, par bonheur, il arrive que la population se réveille : la CNDP sur les nanotechnologies en 2009 avait succombé aux assauts des opposants et les derniers débats avaient même dû être supprimés. Il est vrai que l’on avait soutenu face à la mascarade qu’y « participer, c’est accepter !   » **

* _ https://reflets.info/debat-public-arme-dissuasion-massive-europacity/

**_ http://faut-le-dire.over-blog.com/pages/une_manipulation_de_plus_les_debats_sur_les_nanotechnologies-8646735.html

 

<>

<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

<>

Commentaire 2

manif-contre-keyston-xl-2

Aux États-Unis, la première démocratie du monde selon les dires du premier américain venu, le gouvernement Obama envisageait d’autoriser la construction d’un oléoduc KEYSTONE XL ( ou K XL ) particulièrement ravageur en terres agricoles et en zones « réservées aux indiens » quelques-uns ont dû rappeler qu’ils n’avaient pas voté pour cela quand ils l’ont élus. Pour cela mais pour bien peu de ce qui a été fait sous sa présidence …mais il n’y a que quelques unes de ses initiatives qui, par leur coté particulièrement monstrueux, sont critiquées alors que, fondamentalement, on pourrait se poser la question : ils l’ont élu pour quoi faire ?