21/10/2017

Les Faucheurs volontaires qui avaient, en manière de protestation, peint et rendu invendables des bidons de Round Up – le tristement célèbre herbicide de la firme Monsanto contenant le non moins célèbre ‘glyphosate’ – dans un magasin de Pézenas devaient être traduits en justice mercredi 18 octobre au tout nouveau Tribunal de Béziers. Comme cela avait été prévu quelques jours auparavant entre leur avocat et le juge, l’audience aura finalement lieu le 6 juin 2018.

Dans une première partie (<>) nous rappellerons les faits et dans la suite nous les commenterons. Ceux qui connaissent les faits peuvent donc aller directement à la deuxième partie (<><>) où nous parlerons de l’attitude des faucheurs et de l’agriculture industrielle. Nous traiterons plus globalement de la société industrielle dans la partie (<><><>).

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On notera au passage que cette journée du 18/10 devait voir passer devant les juges une vingtaine d’affaires. Dont celle des faucheurs. En un temps record : 8 heures ! Soit donc 24 minutes pour chaque dossier. On avouera que, dans ces conditions, la justice peut paraître assez expéditive. Surtout pour un dossier comme celui des 12 faucheurs qui ne semblaient pas venus pour faire une apparition fugitive. Ceux-ci, à chacun de leurs ‘fauchages’ ou ‘peinturlurages’, déclinent leur identité et donc, si plainte il y a, – ce qui fut le cas à Pézenas – passent en justice où ils veulent précisément exposer les griefs qu’ils ont contre les OGM ou – dans ce cas – les producteurs de pesticides comme Monsanto.

Le contexte est important : le mois dernier il y eut un procès du même genre à Foix (Ariège), la décision du juge fut saluée comme une victoire par les faucheurs. En effet, celui-ci a demandé à la Cour européenne de Justice son avis sur ce sujet. « À l’instar de l’avocat de la défense, le Parquet a aussi demandé à poser une question préjudicielle à la Cour de l’Union européenne, afin de connaître l’avis de cette Cour sur la compatibilité du règlement qui encadre les herbicides par rapport au principe de précaution… Le juge a donc suivi l’avocat des Faucheurs et le Parquet et a décidé de renvoyer les quatre questions préjudicielles à la Cour de justice européenne. » Le principe de précaution est-il vraiment assuré sachant que le Round Up contient du glyphosate déclaré inoffensif pour la santé humaine ou animale par son producteur, la firme Monsanto. Par ailleurs, le professeur Séralini, présent à Foix, avait évoqué les autres produits constituant le Round Up (les co-formulants) qui semblent aussi nocifs voire plus que le glyphosate, censé être le seul principe actif. Or ces produits sont inconnus car relevant du secret industriel. « Les Faucheurs considèrent en effet que le fait que seul le glyphosate soit évalué, alors qu’il ne représente que 30 % de la composition du Roundup, est en soi problématique. » Car les co-formulants posent eux aussi des questions sanitaires et environnementales. Cette question est posée à la Cour européenne.                             

L’affaire se présente en théorie plutôt bien pour nos faucheurs. Cependant « cela ne fait pas jurisprudence puisqu’à Guinguamp, [ quelques jours plus tard ] le même procès n’a pas abouti à la même chose ». Sans présumer bien sûr de la décision de la Cour de Justice européenne. Entre temps, la Commission européenne, elle, devait statuer sur le renouvellement de l’autorisation du Round Up en Europe. Nous apprenons le 25/10 que la décision prévue pour ce jour vient d’être reportée. Monsanto ne lâche pas le morceau ! 

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La position des faucheurs sur le sujet était donnée la veille durant une conférence de presse donnée à La Cimade de Béziers.

En dénonçant « les institutions locales, nationales et internationales » ils vont droit au cœur du sujet. Ce sont bien ceux-là qui autorisent ces ‘poisons’ dont pâtissent les paysans, les riverains et, peu ou prou, tout le monde. Les faucheurs nous diront, à ce propos, que 7 d’entre eux ont fait des analyses d’urine pour savoir si celles-ci contenaient, ou pas, du glyphosate. Consternation : toutes les urines analysées en contenaient. Et parfois dans des proportions mirobolantes. Remarque importante : quelqu’un qui mange bio toute l’année – c’est le cas de plusieurs d’entre eux – n’est pas du tout épargné. Le record en la matière étant de plus de 3µg par litre. (1) « Nous sommes tous empoisonnés ! » conclura l’un d’eux. Car il n’y a pas vraiment lieu de penser que seuls les faucheurs sont atteints par la diffusion de cette substance toxique. Si nous ne nous inquiétons pas d’avoir du glyphosate dans les urines, c’est tout simplement parce que personne ne fait d’analyses pour les déceler. Ces analyses s’avèrent finalement difficiles à faire car il n’est pas facile de trouver un labo qui veuille ou qui soit en mesure de le faire. Il faut vraiment beaucoup chercher !


Par ailleurs, il demandent « le retrait immédiat du Round Up » de la vente. Depuis le 1° janvier 2017, celui-ci est déjà – théoriquement – vendu avec beaucoup de ‘retenue’ aux particuliers puisqu’il est interdit de le mettre en libre service : les flacons doivent se trouver dans des vitrines que seuls des vendeurs sont susceptibles d’ouvrir et des conseils de prudence doivent être donnés aux acheteurs. Or une enquête a montré que cette réglementation n’était pas respectée dans 44% des jardineries. Mais les faucheurs ne se bornent pas à demander le respect de la réglementation. Ils disent se battre contre l’agriculture industrielle. Dont le Round Up et autres herbicides sont un des piliers.

La demande d’un retrait ‘immédiat’ marque d’ailleurs une différence importante avec les logiques de gouvernements qui, en bons gestionnaires des pollutions ambiantes, ont pour habitude d’ajourner toujours le retrait pour mieux le ‘gérer’. Car la mise en œuvre du retrait, c’est bien l’affaire des gestionnaires qui le repoussent sans cesse et se justifient en nous renvoyant systématiquement aux responsabilités et au réalisme. Eux qui ont si facilement autorisé l’épandage de ces poisons (sans parler de tous les autres) avec une insouciance rien moins que coupable seront prompts à envoyer vers les autres la responsabilité – certes dure – d’interdire ces produits qui empoisonnent. « C’est la faute aux écolos si on interdit le Round Up ! » En fait, nous sommes bien devant un problème plus vaste et les Faucheurs l’ont clairement dit. Les herbicides sont un aspect de l’agriculture industrielle contre laquelle ils entendent lutter.

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Pointer celle-ci du doigt dans sa totalité est bien sûr indispensable. Les défenseurs les plus acharnés de celle-ci sont – bizarrement – ceux qui sont les plus exposés aux nuisances causées par les pesticides, herbicides, fongicides et autres intrants chimiques, c’est à dire une majorité d’agriculteurs regroupés dans la FNSEA. Celle-ci regroupe des syndicats d’exploitants agricoles ayant partie prenante dans cette agriculture industrielle qui a pris naissance en France dans les années 50 et défend bec et ongles le Round Up. « Nous ne pouvons pas nous en passer, nous n’avons pas d’alternative », clament-ils tous en chœur. Les résultats, quelques décennies après l’arrivée de ces poisons, sont consternants. Le monde est empoisonné à petit feu. Contrairement à l’amiante dont on sait bien identifier le cancer qu’il produit, le Round Up a une multiplicité d’incidences : il procurera des dégradations graves, le plus souvent mortelles, des reins dans les conditions du Sri Lanka ; en Argentine ce seront des maladies de Parkinson et des morts inexpliquées (mais pas inexplicables) ; en France, Parkinson et autres maladies neuro-dégénératives mais aussi des malformations chez les nourrissons, perte de la fertilité chez les adultes, etc. (2) « … je dis qu’il faut bannir aujourd’hui l’utilisation du glyphosate. Il faut bannir, ne pas attendre 2022 car pendant les cinq années qui nous séparent de 2022, ce sont des milliers de femmes enceintes qui vont être contaminées par ce produit, des milliers, que dis-je, des millions d’enfants qui vont porter dans leurs gènes des contaminations par le glyphosate, c’est à dire que ce sont les générations futures que l’on met actuellement en danger à cause de l’utilisation de ce poison. » Pr Sultan (3)

On peut tout de même s’étonner qu’il n’y ait pas plus de réactions contre l’usage de ces dangereux produits chimiques ! Et, par ailleurs, ce n’est pas un petit problème de voir à quel point les gouvernants se contentent de ‘gérer les catastrophes’. Le système global – l’agriculture mais aussi le reste de l’industrie – pèse sur les gens ; il est si puissant que peu imaginent possible d’en sortir. Beaucoup se sentent comme une des fourmis de la fourmilière. Si l’organisation sociale ne fonctionne plus, c’est la mort pour tous. Tel semble être le sentiment le plus répandu. Sortir de l’agriculture industrielle, a fortiori du monde industriel, serait un cataclysme encore plus grand et grave que de vivre dans ce monde où l’on est agressé de toutes parts par une pollution omniprésente. Tout au plus on demandera une meilleure réglementation pour des produits que l’on considérera comme dangereux… mais aussi comme tout à fait indispensables ! Indispensables seulement dans le cade de l’agriculture industrielle !

C’est évidemment le plus que peuvent et veulent faire les gouvernants jusqu’à présent : réglementer, légiférer. Mais même ça, le plus souvent, ils rechignent à le faire ou retardent le plus possible l’échéance ! (4) Sachant qu’il est hors de question pour eux de mettre en cause cet ‘enfer vert’ qu’est l’agriculture industrielle. Celle-ci faisant partie intégrante du développement, de la croissance qu’ils prônent du matin au soir comme l’idéal incontournable de notre temps. Il est vrai que, dans les officines privées ou publiques, on ne voit guère ce qu’on peut reprocher à ce monde charmant qui permet d’acheter tout le confort et même plus, de se divertir à tout crin, d’élire des représentants. Et même d’écrire des articles qui s’opposent à tout cela. Beaucoup disent qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Préserver le ‘bon fond’ qui est l’essentiel et rejeter les quelques désagréments, les diverses pollutions, entre autres choses, qui ne pèsent pas si lourd – mais de plus en plus lourd ! – par rapport à tout ce que nous procure cette société formidable.

Le problème est avant tout là : on peut recenser toutes les horreurs des Fukushima, des Seveso, des brouillards de particules qui tiennent lieu d’air respirable, des plastiques qui ont remplacé les poissons dans l’océan, etc, ceci constitue un désastre mais « le désastre est bien plutôt qu’un tel mode de vie [ qui produit tout cela ] soit désirable et soit effectivement désiré par l’immense majorité de la population mondiale. » (5)

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A l’opposé, les faucheurs sont parmi ceux qui se révoltent contre l’agriculture industrielle. Parfois la question se pose de savoir pourquoi tant d’indifférence autour de ces problèmes. La conférence de presse n’a attiré qu’un seul journaliste. C’est bien peu. Midi Libre, le journal le plus lu à Béziers, n’a pas cru bon déléguer quiconque pour informer ses lecteurs. Avons-nous là un complot contre les faucheurs, une omerta comme on le dit parfois ? Il conviendrait de tourner la tête vers ceux qui font la une des journaux. M. Ménard, ex directeur de Reporter sans frontières, actuellement maire de Béziers – ça tombe bien ! – est un habitué des médias. « Notre seule force, disait le directeur de RSF qu’il était, c’est notre poids dans les médias ». Et il en rajoutait : « La médiatisation de notre action n’est pas un supplément d’âme, c’est notre raison d’être. » L’adjudant Ménard a théorisé la guérilla médiatique : « Il faut savoir utiliser les techniques d’aujourd’hui : la publicité, le marketing. » (6) Le mot est lâché : quand on veut être médiatisé il faut avoir une activité en conséquence. On peut croire ce monsieur qui en connaît un bout sur la question (il utilise son savoir maintenant encore en tant que maire de Béziers). Et c’est bien là le problème. Le discours médiatique est absolument formaté. Les journalistes disaient – pour prendre un autre exemple – de José Bové que ses interventions étaient remarquablement calibrées pour les médias. D’où l’intérêt qu’ils avaient pour celui-ci et son parcours médiatique jusqu’au faîte de la sphère politique ! On a bien vu que, dès que celui-ci a abandonné le rôle de porte-parole de la Confédération paysanne, les médias ne s’intéressèrent plus guère à ce syndicat.

Qu’est-ce qui, chez les faucheurs, rebute les journalistes ? Il est clair que quelques individus qui, de leur propre chef ont pris l’habitude de faucher des plantes OGM et de passer pour cette raison devant les tribunaux, ça peut attirer les médias …surtout au moment des procès. Mais ce n’est même pas toujours le cas ! C’est pourtant la vocation de tels procès et même de la méthode des faucheurs qui agissent à visages découverts afin de porter leur discours devant les tribunaux. Cependant, le fait de faucher clandestinement des champs d’OGM sans avoir de figure de proue, de chef en quelque sorte, qui sache jouer des coudes pour se retrouver sur les plateaux télé et à la radio, ça n’aide pas. Bien au contraire.

Il est certes légitime de vouloir se faire entendre le plus possible et de regretter que ceux qui devraient faire écho à ces questions ne jouent pas leur rôle. Mais la tendance qu’ont certains (pseudo) opposants au système à choisir les meilleurs moyens de se faire connaître risque fort d’altérer le message. (7) Ce n’est pas seulement une question de forme appropriée d’ailleurs, en faisant évoluer la forme vers le plus acceptable, on fait évoluer le fond dans le même sens. « Une parole qui se donne comme unique objectif sa diffusion est destinée à se confondre avec le moyen de cette diffusion, à alimenter le bruit de fond constant de la télé, des journaux, des radios, du réseau. Son destin est celui de tous les produits et des ‘tendances’ qu’elles côtoient sur le marché des idées : elle sera vite périmée. » (8) José Bové n’est-il pas finalement le meilleur exemple de cette direction prise vers une intégration de plus en plus complète au système dénoncé ? Sans doute donc vaut-il mieux s’adresser à ceux qui sont sensibles et chercher, au-delà des médias, plus de gens réellement à l’écoute plutôt que de vouloir trouver dans les médias le moyen – ‘miraculeux’ – de s’adjoindre des foules d’éphémères et volatiles partisans. Les faucheurs que nous avons vus à Béziers ont bien compris ça contrairement à tant d’autres qui semblent névrotiquement préoccupés à s’attirer les bonnes grâces des médias… Si l’on essaie d’œuvrer pour un ‘heureux bouleversement’ il y a beaucoup de voies sans issue à éviter. 

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Revenons pour terminer à cette agriculture industrielle, objet de la critique des faucheurs. Au départ, il semble que les faucheurs fauchaient …les champs de plantes transgéniques. Aujourd’hui on s’attaque à un domaine connexe : les pesticides – en l’occurrence le Round Up et la firme productrice Monsanto – puisque ceux-ci fonctionnent de concert avec les plantes OGM. A une époque certains, sensibilisés aux problèmes des OGM, étaient d’ardents défenseurs de la ‘filière sans OGM’ et du traçage des plantes. Nous ne pouvons que nous réjouir que les faucheurs aient délaissé ces préoccupations car on ne dira jamais assez que le puçage des animaux et toutes les obligations administratives relatives au traçage qui contraignent chaque paysan à standardiser ses pratiques suivant les normes que les gouvernements imposent – notamment l’incontournable ‘informatisation’ – est constitutive de cette agriculture industrielle tant décriée. Qu’on se souvienne de la mésaventure de Jérôme Laronze, paysan harcelé par l’administration et finalement tué par les gendarmes (9). Il s’agit d’un cas extrême mais ô combien révélateur d’un problème : pucer ses animaux, passer des heures devant l’ordinateur pour accomplir une tâche de gestion informatique standardisée et conforme aux exigences de l’État n’a rien à voir avec le travail d’un paysan. Ce sont évidemment les gouvernants qui tentent d’imposer par la force cette façon de faire. Beaucoup acceptent docilement mais sous la contrainte ; ils ont, par contre, du pain sur la planche avec une frange de réfractaires – très minoritaires certes – mais déterminés. Tout ceci fait aussi partie de la lutte contre l’agriculture industrielle et même la société industrielle sur laquelle nous revenons.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser la société industrielle n’est pas confinée à l’industrie. Les Luddites en leur temps avait cassé les nouvelles machines qui faisaient le travail à leur place car elles leur enlevaient toute autonomie. Et c’est bien là le problème central. Au XIX° s, des ouvriers parmi les plus conscients de l’exploitation du prolétariat naissant choisissaient – quand ils le pouvaient – l’artisanat, l’émigration ou d’autres possibilités d’éviter la condition ouvrière (10). Aujourd’hui nous sommes de plus en plus dans une société de masse où chaque individu est contrôlé et contraint. Et c’est bien le libéralisme économique qui a conduit à cela malgré les pleurnicheries des libéraux sur la liberté (…d’entreprendre !) qui, à leur goût, est trop souvent bridée. Loin de conduire à une plus grande autonomie individuelle le libéralisme a promu la soumission à une méga machine productive bâtie sur le mode de l’industrie – organisation stricte, obéissance, recherche permanente de l’efficacité, de l’innovation,… – et tout ça déborde largement la sphère de l’industrie. Les services et tout ce qui se fait socialement est construit sur ce modèle. Ce qui explique bien sûr que la plupart des gens n’aient plus grand-chose à objecter à un monde qui est efficace et dont l’écroulement ne pourrait, à leurs yeux, qu’amener le chaos et donc la fin du confort, des divertissements, etc. (11) Si l’on veut donc lutter contre la société industrielle il faut bien retrouver les valeurs de liberté individuelle et collective ainsi que d’autonomie. Les Faucheurs que j’ai vus ces derniers jours m’ont paru sur la bonne voie.

1. d’après Mme Marie Monique ROBIN « tout le monde en aurait en moyenne un taux de 12 fois le maximum autorisé dans l’eau. » La limite de potabilité de l’eau de boisson fixée à 0,1 µg/L dans l’Union européenne

2. On peut se reporter pour plus ample information au dernier film de Marie Monique ROBIN visible sur you tube.

3. https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-7h50-france-bleu-herault/herault/l-invite-de-7h50-france-bleu-herault-160?xtmc=Pr%20Sultan&xtnp=1&xtcr=6

4. Beaucoup d’opposants n’aspirent du reste qu’à …améliorer le rendement de l’État. En voulant des lois, des règlements, du traçage, une gestion de ce qu’ils voient comme une crise.

5. « Catastrophisme, administration du désastre et soumission durable » de René RIESEL & Jaime SEMPRUN, EDN, 2008.

6. http://www.homme-moderne.org/plpl/n5/p3-4.html : Les vautours de Reporters sans frontières

7. On pense évidemment à Greenpeace qui en est rapidement venue à avoir une structure pyramidale avec ceux qui décident et les autres qui se spécialisent dans certains aspects de l’action. Des professionnels – salariés – de l’action directe en somme. Et, évidemment, des actions au format rigoureusement médiatique.

8. « La liberté dans le comas » du Groupe Marcuse. Ed. La lenteur.

9. « Lors de la dernière visite, pas moins de deux contrôleurs et quatre militaires en armes se sont présentés à la ferme par surprise. Pris au dépourvu, Jérôme a décidé de partir en cavale pour dénoncer les agissements de l’administration. Dans le journal de Saône et Loire il développait sa version parfaitement claire de la situation :

l’hyper-administration n’apporte rien aux agriculteurs, sinon de l’humiliation et des brimades. Cela ne rapporte qu’aux marchands et aux intermédiaires. Mon cas est anecdotique, mais il illustre l’ultra-réglementation qui conduit à la destruction des paysans.’ »

Revue ‘L’inventaire’, n°6 automne 2017. Ed La Lenteur.

10. « Mémoires d’un prolétaire », de Norbert TRUQUIN, Ed le mot et le reste.

11. Ce n’est pas étonnant vue l’intégration totale des critiques les plus en vue au modèle dominant. Les plus médiatisées.